La revue “La Voix d’antan” est une revue à thème, ayant pour cible tout mélomane voulant élargir ses connaissances. Chaque numéro tourne autour d’un même sujet, se basant dans ses articles sur des références mondiales et locales offrant ainsi au lecteur diverses opinions et analyses.

Le premier numéro, sorti en Janvier 2005, traitait de “la culture de l’écoute”.

Après le mot de l’édition et la préface par P.Miled Tarabay qui introduit le thème de la revue, la partie en langue arabe contenait les articles suivants:

1 – L’art de l’écoute par P. Jean Reaïdy.
Il faut familiariser l’individu à l’art car c’est un tout qu’on ne peut limiter à l’écoute seulement. L’art c’est la voix, l’écoute, la sensibilité émanant du coeur, le coeur et ses passions.
C’est un tout noble qui éduque les esprits

2 - L’influence de la musique, l’éducation de l’écoute par Antoine Maalouf. L’homme ne réalise pas l’importance qu’à l’écoute sur notre esprit ni ce qu’il faut pour la préserver.
De là vient l’importance de la musique, connue depuis des générations et qui aidait l’homme à s’exprimer. Avec la musique de nos jours, le progrès technologique et les problèmes qui y cèdent, l’homme doit être éveillé et sélectif afin de pouvoir défier ce qui l’entoure et préserver cette faculté qui lui enrichit l’esprit et l’âme.

 Pour clôturer en beauté cette partie, la partition du chant liturgique “ Fi ‘albad’і “ (Au commencement), texte tiré de l’Evangile, arrangement par P. Jean Khawand et musique par P. Miled Tarabay.

 La partie française commence avec:

1 - L’art d’écouter d’Ariel et Shya kane (consultants et animateurs des séminaires de transformation personnelle de renommée mondiale) Ils démontrent que “savoir écouter est un art à part entière”, que les barrages à une écoute attentive sont:

• la préoccupation par un problème quelconque,
• Préoccuper le cerveau à préparer des réponses
• L’influence de la culture
• La substitution du connu à l’inconnu
• Le fait d’aborder une discussion en ayant une idée derrière la tête

2 - L’écoute chez les enfants par Carla Ramia
Ce problème d’écoute provient du bruit et du chaos qui règnent dans notre société et influent nos enfants. L’entourage y contribue en occupant le cerveau par les problèmes de vie quotidiens et par la mauvaise éducation civique et musicale. Pour y remédier, il faudrait apprendre à nos enfants à:
• Se taire pour pouvoir arriver à une écoute analytique des sons.
• Insérer des musiques convenables
• Associer la musique à l’acte corporel
• Se concentrer
• Eduquer les goûts des parents

3 - L’oreille par Léna Farah
L’oreille est le grand régulateur de la fonction chantée et parlée :
˝C’est bien l’oreille droite qui mène tous les processus d’écoute et qui donne ensuite au cerveau la possibilité d’avoir des contre-réactions. L’oreille est l’appareil de réglage de l’écoute, le baromètre en est la voix.˝

4 - Le développement de l’oreille musicale:"d’entendre à écouter" par Léa Méhanna
Une initiation précoce à la musique aide à acquérir et à développer cette faculté car la sensibilité auditive commence déjà chez le foetus. La bonne écoute passive de l’amateur, renforcée par le bagage nécessaire, deviendra consciente puis analytique.

5 - Les composants de l’écoute: le silence et le bruit par P.Miled Tarabay.
Le son , le bruit et le silence construisent la musique. Composants qui diffèrent d’une culture à l’autre. Le silence par exemple peut être l’arrêt de toute chose qui produit un son ou le fait d’arrêter tout ce qui n’est pas musique pour bien écouter. C’est aussi un moyen d’expression dans la musique. Le bruit est tout son qu’on s’efforce d’éviter. Le rapport qu’il entretient avec la musique est un rapport culturel et anthropologique très délicat.
Dans le même article nous retrouvons un aperçu sur le silence et le bruit dans la musique au Liban.

6 - Ecouter l’écoute par Dominique Bertrand.
Le champ intersubjectif est créé par la polarisation du public qui écoute la musique qu’il reçoit et le musicien qui écoute la musique qu’il produit.
Au-delà de cette distinction se trouve la “trans-subjective” qu’on discerne quand le "musicien n’écoute pas la musique, il écoute l’écoute du public, car c’est en elle que la musique prend corps.


" Pour clôturer la partie en langue française, une page d’idées choisies par Pierrette Ramia, ayant rapport avec le thème tel que “l’attention de celui qui écoute sert d’accompagnement dans la musique du discours” (Joseph Joubert).

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L’Interprétation est le sujet du deuxième numéro, paru en Avril 2005.
Avec le mot de l’édition commence la partie en langue arabe qui rassemble les articles suivants:

1 - L’interprétation dans le chant syriaque maronite par P. professeur Louis Hage.
Article qui explique le chant syriaque maronite qui fut transmis (oralement) de génération en génération.
C’est un chant assez spécial qu’il est très rare que l’interprète puisse l’exécuter en l’embellissant.
Le fait qu’il soit chanté en groupe laisse le champ libre à l’improvisation.

2 - Rapport entre l’interprétation et l’interprète par André Hage.
Une relation très étroite existe entre ces deux.
Au départ, tout interprète doit être doué et devrait renforcer ce don par le bagage nécessaire afin de faire parvenir son art d’une façon correcte.

3 - L’interprétation dans la musique arabe par Carla Ramia.
La musique, “l’art le plus ancien dans l’histoire de l’humanité”, jouait un grand rôle dans la vie des arabes et accompagnait tous leurs moments et occasions. De ses principales propriétés:
• L’improvisation
• La technique et l’expérience de l’interprète
• La relation entre l’interprète et le compositeur
• La relation entre l’auditeur et l’interprète
• La relation entre le chant et la musique
• L’interprète et les influences géographiques et sociales environnantes.

4 - La musique Byzantine: entre la notation et l’imitation par Antoine Maalouf.
Avec le XX siècle commençaient les études sérieuses menées sur la musique Byzantine. Etudes qui ont conclues que l’Eglise Orthodoxe ne suivait plus son rituel ce qui incita les grecs à prouver le contraire, se basant sur l’imitation orale, point négligé dans les études précédentes. L’article explique celà par deux points essentiels:
• La notation
• Comment traiter avec ces notations.

A la fin, la partition du chant “ Iza ‘abiqa el wardou” (Quand le parfum de la rose embaume), paroles tirées de la Liturgie Maronite et musique par P.Miled Tarabay.

Dans la partie en langue française on trouve les articles suivants:

1 - Réflexion sur l’interprétation du chant sacré par P. professeur Louis Hage.
La composition préalable et l’improvisation sont deux actions simultanées dans l’interprétation qui “recquiert une très bonne connaissance tant de la matière musicale que de l’esprit du chant sacré”. Avant le XIII siècle la conviction que “ l’Esprit Saint inspirait l’homme ou lui dictait les chants sacrés” cédait. L’article débatte ensuite sur l’interprétation du chant grégorien.

2 - La partition par P.Miled Tarabay.
La partition est “la représentation codée de l’oeuvre musicale…une maquette dont l’interprétation musicale réalise l’extension en vraie grandeur”.
C’est un objet graphique qui néglige les variantes libres de l’exécution et qui est un élément indispensable dans l’étude analytique car “l’oreille humaine est incapable de percevoir la totalité du contenu acoustique d’une expression musicale”.

3 - La transcription par P. Miled Tarabay.
Transcrire c’est avoir recours à divers systèmes graphiques afin de “transformer un document sonore, mobile, transmis oralement en un document immobile, écrit sur un papier.
” Plusieurs suggestions ont été présentées afin que le transcripteur puisse accomplir sa tâche avec subjectivité. L’article offre à son lecteur différentes transcriptions comme:
• Des notations traditionnelles
• La notation musicale grecque
• La notation syro-maronite
• La notation ekphonetique Byzantine
• Notation musicale indienne
• Les notations en tablature

4 - L’interprétation du chant lyrique par Muriel Antoury.
L’interprétation est la reproduction sonore des signes graphiques. Cette pure manière d’expression qu’est le chant exige l’acquisition d’une technique sûre et correcte afin de pouvoir susciter les sentiments et émotions.
Pour y parvenir il faudrait travailler sur:
• Le contrôle du souffle
• La pose de la voix
• L’articulation
• La diction

5 - L’interprétation du chant populaire libanais par P. Badih El Hajj.
La transmission orale fait parvenir le chant libanais populaire dans un état mouvant.
“Le chant se présente au souvenir sous une forme flottante, indéterminée”.
Sa richesse en ornementations le rend difficile à déchiffrer et noter et lui donne la particularité d’être transmis oralement.
La sauvegarde de ce chant consiste dans la création de centres de recherches et laboratoires qui auront la tâche “d’analyser et de développer le patrimoine musical libanais”.

6 - Une belle voix suffit-elle pour une bonne interprétation ? par Carine Ramia.
La belle voix doit être renforcée par le ˝charisme, la présentation intelligente et la confiance en soi˝ ainsi que le bagage nécessaire pour atteindre le professionnalisme. Faudrait que l’interprète ait une certaine intelligence et présence d’esprit afin de surmonter les obstacles qu’il encourt durant sa présentation.

7 - L’interprétation et la technique vocale par Léna Farah.
La maîtrise du travail technique épanouit chez le chanteur la musicalité. C’est un travail qui a pour but le remodelage de la tessiture de la voix afin d’améliorer ses capacités et ce en ayant:
• Une démarche intellectuelle et naturelle
• Une technique vocale automatisée
• Une sensibilité artistique
• Une émotion musicale
• Une voix chargée d’âme.

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 Le troisième numéro d’Août 2005 parle de l’interprète.

1 - L’improvisation par Charbel Rouhana.
Premier article de la partie en langue arabe après le mot de l’édition.
Cet article montre que l’improvisation est le fait d’avoir recours au bagage technique, artistique et culturel dont jouit l’interprète en y ajoutant ses propres idées et ornements. Le point le plus difficile serait l’innovation.
L’article se termine par une comparaison entre les deux écoles traditionnelle et moderne dans l’étude du luth.

2 - L’interprète en chant arabe par Nizar Fares.
La recherche scientifique qui traite de la musique arabe est le fruit de plusieurs études qui ont été menées.
Des conditions basiques pour bien interpréter, l’auteur mentionne :
• Le don de la voix
• La beauté de la voix
• Le goût général repandu et la voix
• L’ajout des ornementations vocales par l’interprète
• L’interprétation expressive
• Le bagage musical de l’interprète

3 - Différents interprètes et un seul esprit innovateur par Carla Ramia.
La musique arabe fût liée à de grands noms d’interprètes qui ont aidé à la développer.
A chaque époque ses propres noms et influences, un tout qui, à chaque étape, donnait une nouvelle école impregnée par les anciennes.
L’article mentionne plusieurs noms et mène une comparaison de styles de deux grands noms: Sayyed Darwiche et Abdel Wahab.

4 - Station intéressante avec Carla Ramia qui parle de la mode des surnoms au Liban.
De tout temps et partout au monde le mot “interprète” est reconnu comme étant le plus noble des titres qu’on puisse donner aux plus grands noms de la chanson. Vu la décadence musicale qui règne au Liban, cette mode s’est vite répandue afin de camoufler l’incapacité et l’ignorance musicale de quelques chanteurs.

5 - Petit mot par Pierrette Ramia sur l’inauguration de la “Maison d’Antan” (nouveau local de la Voix d’Antan) à Jbeil le 22 Mai 2005.

6 - La Voix d’Antan par P. Miled Tarabay.
Article qui parle de cette organisation qu’est la Voix d’Antan, comment ses jeunes se sont regroupés afin de faire parvenir par leur voix la tradition et la foi.
Un petit aperçu sur sa production musicale (CD, Cassettes) et sa production culturelle (Revue “La Voix d’Antan”).

7 - La Fête de la Musique à “la Maison d’Antan” (par Pierrette Ramia) imprégnée par la chanson libanaise et arabe.

8 - Comme dans les numéros précédents à la fin de cette partie, la partition du chant “ Ma Ajmala an Tounchad” (qu’il est beau de Te chanter), paroles de Saint Jacob El-Srouji et musique de P.Miled Tarabay.


Dans la partie en langue française deux articles interessants.

1 - Chantre et cantorat par P. professeur Louis Hage.
Article qui explique le rôle du chantre (responsable de la récitation des psaumes) dans le rite maronite, les Eglises Syriaques et son évolution depuis le IV siècle. “ La fonction du chantre a un caractère sacré”. Lui seul peut lire dans le psautier.
Son ordination diffère d’un rite à l’autre.

2 - L’interprète de la musique de tradition orale par P. Miled Tarabay.
“Oral ne signifie que la présentation orale”. La composition y joue un rôle essentiel. Les éléments de cette interprétation sont:
• La performance
• L’écriture
• La parole
• Le chant alterné

L’interprète oral passe par trois phases:
• Etre un auditeur attentif afin de s’imprégner des thèmes et rythmes qui le précèdent et    l’entourent et se familiariser avec.
• Commencer à s’exprimer en chantant et en ayant recours à l’imitation.

• Muni du bagage traditionnel nécessaire le chanteur atteint dans cette phase le point où il arrive à allier le traditionnel au nouveau afin d’avoir un riche répertoire qui lui assure l’acceptation de son auditoire.
 
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